Qui suis-je ?

Mélanie VERGNAUD

Vitrailliste professionnelle

D’où me vient cette passion pour le verre ?

Originaire de Moselle, terre du cristal, ma passion pour l’art du vitrail a pris racine après mes études en architecture, lors d’une rencontre fortuite à la foire de Lyon en 2009.

En autodidacte, j’ai d’abord exploré la méthode Tiffany, avant de décider de me perfectionner en 2010.

Mon parcours m’a conduit à travailler dans l’un des plus grands ateliers de France, basé au Mans dans la Sarthe. Là, j’ai eu l’opportunité de contribuer à des projets prestigieux tels que la restauration de la Sainte Chapelle, la cathédrale de Chartres ou encore celle d’Alençon. Cette expérience m’a permis d’acquérir un savoir-faire précieux dans la création et la restauration de vitraux traditionnels, selon la méthode au plomb.

J’ai approfondi mes connaissances à travers des études à CERFAV (Centre européen de recherches et de formation aux arts verriers) à Vannes le Châtel. Après une première installation en 2013 sous le nom de BERRYVITRAIL, dans le département du Cher, j’ai déménagé fin 2017 pour établir l’atelier ETERNELLEMENT VERRE en sud Charente Maritime en janvier 2018.

Aujourd’hui, je mets mon expertise au service des municipalités et des particuliers, restaurer les vitraux endommagés et préserver notre patrimoine. Redonner vie à ces œuvres tout en préservant leur essence et l’héritage du maître verrier qui les a créées est une mission qui me tient particulièrement à cœur.

Mon processus de création

Amoureuse de cette matière depuis des années, je créée des objets décoratifs pour la maison, (luminaires, miroirs, cadres, mais aussi panneaux de portes, de fenêtres, ou encore des bijoux).

Chaque vitrail est une œuvre d’art, une pièce unique pleine de couleurs et de vibrations.

Choix du verre textures et couleurs :
Création:

La texture du verre change en fonction du fournisseur et de sa méthode de fabrication, (il existe des verres granités, ou lisse)
Je choisis ainsi mes verres en fonction de l’effet que je veux donner à mes différentes créations.

Restauration :

En restauration, je vais choisir un verre de teinte équivalente à la pièce cassée ou disparue ; y appliquer de la peinture (grisaille) si il y en avait pour garder l’authenticité du vitrail et du créateur.

Le calibrage :

Après avoir réalisé le calque, le tracé est découpé méthodiquement. Le calibrage sert à conserver les mesures du panneau en tenant compte de l’assemblage verre/plomb ou verre/cuivre/étain.

Méthode Tiffany :

Le calibrage des pièces se fait avec des ciseaux 2 lames  » normaux », car l’épaisseur du cuivre est minime. Les pièces sont découpées et repositionnées sur le calque du dessin initial comme un puzzle.

Méthode au plomb :

Il convient d’enlever l’épaisseur de l’âme du plomb (1,75 mm) sur le tracé. Celle-ci est répartie de chaque côté du trait, puis enlevée. On obtient des calibres en papier fort qui servent de guide pour la coupe de chaque pièce.

Il est réalisé différemment suivant le motif du panneau :

• le calibrage à la lame et au réglet est utilisé pour les motifs rectilignes (losanges, bornes…) dont la coupe des pièces se fait souvent à la pige. L’outil passe symétriquement de chaque côté du trait ;

• le calibrage aux ciseaux à calibrer (nommé aussi ciseau à trois lames) est utilisé pour découper les formes courbes. Ils possèdent une lame centrale mesurant 1,75 mm qui retire l’épaisseur de l’âme du plomb.

La coupe :

La coupe des pièces est très précise, car chaque défaut peut modifier le résultat, soit dans les mesures, soit dans le motif.

Les calibres servent de guide pour chaque pièce et leurs juxtaposition avec les pièces doit être parfaite. On utilise un diamant (naturel ou synthétique) ou un coupe-verre (roulette de vitrier).

D’une façon générale, l’action de la coupe se fait en deux temps : une rayure puis un décrochage. Si la rayure est correctement effectuée, le verre « file » et le décrochage se fait rigoureusement à cet endroit (une amorce de fissure est créée qui guide la découpe).

Le passage à la meuleuse :

Cette étape n’est obligatoire que pour la méthode Tiffany car elle permet d’ajuster les pièces le plus précisément possible et adoucir les bords du verre pour la mise en place du ruban de cuivre.

Le sertissage:
Méthode Tiffany :

le montage se fait avec un ruban de cuivre autocollant entourant chaque pièces de verre, le tout est ensuite soudé à l’étain (60% étain, 40% plomb).

Méthode au plomb :

Opération consistant à engager les contours de chaque pièce de verre ( une fois passé les étapes éventuelle de peinture, thermoformage, ou montage Tiffany) dans les gorges des baguettes de plomb, puis à en rabattre les ailes contre le verre .

Méthode Tiffany :

La pièce finale est soudée à l’étain sur toutes les faces; c’est lors de cette étape que je vais donner la forme au vitrail (lampes, mini serre, etc…).
Viens ensuite le nettoyage du flux de soudure et /ou le passage des soudures à la patine (produit chimique agissant sur l’étain pour donner une couleur), couleur disponible : cuivre, noir et marron foncé

Méthode au plomb :

La soudure se fait à chaque intersections des plombs sur les deux faces.

Une fois fini et dégraissé rapidement, viens l’étape du masticage.

Cette étape permet de consolider le vitrail et de le rendre étanche ; pour cela j’utilise un mastic liquide que je fabrique moi même et que j’applique sur l’intégralité du panneau au pinceau.

Le surplus est retiré grâce à une brosse dure et de la sciure, cette étape permet aussi de dégraisser en profondeur les verres.

Mon objectif

« Je suis à l’écoute de vos envies, la seule limite au vitrail est notre imagination, chaque pièce est réalisée en fonction de vos goûts et de vos attentes. »

« Le génie du vitrail finit quand le sourire commence.

André Malraux 1901-1976″

 » Pour moi un vitrail est une partition transparente entre mon cœur et le cœur du monde. »

Marc Chagal
 1887-1985